Anecdotes familiales

Anecdotes familiales…

Aventure de Ferdinand Chauviteau évoquée par le Dr Joseph Récamier dans ses souvenirs de voyage

Dans De l’Ours au Lion, le Docteur Joseph Récamier (1861-1935) se souvient de ses aventures autour du monde avec le Duc Philippe d’Orléans (1869-1926) pour chasser des animaux et créer un musée de taxidermie. Parmi les nombreuses anecdotes, une amusante sur un ours lui a été racontée par Ferdinand Chauviteau, le grand-oncle de sa femme Geneviève Dubois (1865-1948) :

[…] L’Ours blanc est le seul que j’ai vu de près et souvent ; mais j’ai rencontré l’Ours brun dans les Alpes, au-dessus d’Allevard, deux fois. Il m’a paru un animal plutôt timide. C’était il y a cinquante ans ; on me parla alors d’un accident sérieux dont cet ours fut la cause : pendant une battue, un des tireurs postés pour attendre la bête, fut si impressionné en voyant l’Ours traverser un vallon, et venir de son côté, qu’il se sauva et, sautant de rocher en rocher tomba, et se cassa une jambe.

Cette histoire de blessure involontaire de la part de l’Ours, évoque pour moi le souvenir d’une aventure qui m’a été contée par le grand-oncle de ma femme, Ferdinand Chauviteau, un des pionniers de la première heure à San Francisco en 1849.

Pour amuser les mineurs venus se distraire dans les salons de jeu de Frisco, on attacha un Ours par une longue chaîne à un poteau solidement enfoncé dans le sol, au milieu d’une sorte d’arène. Un côté était formé par une estrade où siégeaient les notables de la ville naissante, tandis qu’autour caracolaient tous ceux qui avaient un cheval ; dont mon oncle.

Un taureau fut amené et excité contre l’Ours. Il chargea, et du premier coup il renversa son adversaire et cassa la chaîne. L’Ours affolé se lança à toute vitesse vers la tribune, poursuivi par le taureau. Son arrivée provoqua une telle bousculade que l’échafaudage s’effondra ; la culbute fut générale. Il y eut quelques côtes enfoncées et des contusions, mais pas de mort, autre que celle de l’Ours qui s’enfuyait et fut criblé de balles de révolver par les cavaliers.

« Je n’ai jamais tant ri, disait mon oncle, ni jamais entendu un langage aussi profane que celui qui sortait du milieu de ces planches enchevêtrées. »

in Dr Joseph Récamier, De l’Ours au Lion. Souvenirs sur la capture et la préparation des animaux de la collection du Duc d’Orléans au Muséum. Paris, Plon, 1933, page 34.


1787 — St Gilles sur Vie (85) : Le tonnerre fait à l’église des dommages considérables.

…le même jour 12 février 1787 à neuf heures et demie du matin pendant que M// Chauviteau vicaire de cette paroisse célébrait au grand autel dans cette église le Saint Sacrifice de la Messe le tonnerre est tombé sur l’église a dégradé cet autel, a renversé ce prêtre au pied de l’autel mais Dieu l’a conservé et il n’a pas eu de mal, quelques personnes dans l’église en petit nombre alors ont été renversées une seule femme à genoux sur le marchepied de l’autel de St Sébastien a été un peu blessée à la jambe. Cet autel a aussi été un peu endommagé. La foudre a fait dans l’église plusieurs dégradations, aux murs, aux figures de Saints et ornements intérieurs au dehors elle a été dépouillée presque en entiers de ses ardoises et découverts l’église en plusieurs endroits, elle a renversé en partie un pillier près la porte de la sacristie dégradé en plusieurs endroits le maçonnerie ainsi que la charpente surtout celle du clocher et produits différents effets singuliers dont le détail serait trop long. Le tonnerre est tombé dans le même moment dans différents lieux dans la ville mais sans faire de dommage, celui fait à l’église est considérable.

Bouhier de la davière.

Source: Registre paroissiaux BMS de St Gilles sur Vie.

Texte déposé par Hubert Trichereau sur le site Aïe, Aïe, Aïe, mes aiëux !!! — archive de http://j.marchal.pagesperso-orange.fr/anecdotes/quot85.html

Le prêtre Chauviteau dont il s’agit est Pierre Jean CHAUVITEAU, né le 4/6/1711 (il fut aussi prêtre à Barbatre-Noirmoutier).